Les retraites

I – Un constat sévère

Avec 35 régimes différents dont chacun a ses règles propres en matière de cotisation, de calcul des pensions et d’âge de la retraite, le système français de retraite est complexe, illisible, et discriminatoire.  

Une cascade de réformes 1993, 2003, 2010, 2014 a marqué l’histoire des retraites. Elles avaient toutes comme objectif de rétablir des comptes mis à mal par l’évolution de la démographie et l’atonie de l’économie. Elles présentent toutes la caractéristique d’être intervenues trop tard et de n’avoir pas réglé le problème au fond. A peine une réforme était-elle votée, qu’il devenait nécessaire de préparer la suivante.

En dépit de ces réformes, le système reste sous-financé dans son ensemble malgré des subventions publiques, de certaines cotisations patronales très généreuses voire la  subvention déguisée payée par les abonnés au gaz et à l’électricité pour financer la retraite des gaziers et électriciens. 

Contrairement à la réaffirmation dans chaque loi de réforme de l’égalité de traitement qui doit être la règle, il faut constater que les différences perdurent, générant injustices et jalousies.  

II – Arrêter les réformes partielles 

Jusqu’à présent, toutes les réformes se sont bornées à modifier les paramètres des régimes sans mettre en cause la diversité, source d’obscurité et de méfiance. Sans doute, la réforme de 2010, qui a porté à 62 ans l’âge de la retraite, a-t-elle joué un rôle important pour apporter des ressources supplémentaires, mais elle a atteint ses limites et une nouvelle approche est maintenant nécessaire. Comme il est de plus en plus souvent affirmé, il faut arrêter les réformes paramétriques et engager une réforme systémique, seule à même de

  • simplifier et rendre lisible le système, 
  • assurer l’équité entre tous les retraités,
  • fournir les outils de pilotage qui éviteront la répétition des psychodrames successifs, 
  • rendre confiance aux jeunes générations.

III – La proposition de l’UFR Rg en liaison avec la CFR

Nous œuvrons que se mette en place :

  • un régime unique qui concerne toutes les professions, salariés du privé, fonctionnaires, parlementaires, etc. et géré en répartition car c’est la volonté  française rappelée solennellement en tête des réformes qui se sont succédées avec un carnet individuel totalisant les droits acquis progressivement, qu’ils proviennent de cotisations versées par les intéressés ou leur employeur ou de versements effectués pour leur compte lorsqu’ils sont dans l’incapacité de travailler (maladie, chômage, maternité…). Et avec un pilotage assuré par l’Etat, les partenaires sociaux et une représentation des associations de retraités, ce pilotage devant prendre en compte les données de l’économie et celles de la démographie.

Le régime unique de retraite est une mesure de justice que les citoyens méritent et qui bénéficiera à tous, en particulier aux jeunes générations.

 

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