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                        Adopté le 4 mars 2020 par l’Assemblée Nationale, sous les “fourches caudines” de l’article 49-3, le projet n’a pas été transmis au Sénat et il est peu probable qu’il revoie le jour sous sa forme actuelle avant des temps indéterminés.

Elle est aujourd’hui stoppée ?
Le projet venait de loin et visait à mettre en place un régime universel de retraite, remplaçant les 42 régimes actuels. D’emblée, certaines organisations syndicales,
CGT et FO en tête, efficacement soutenues par les grèves de la SNCF et de la RATP, ont refusé le principe même de cet objectif. D’autres syndicats, la CFDT en particulier, l’ont accepté, mais se sont radicalement opposés à l’une de ses dispositions prévoyant le recul de l’âge de la retraite à 64 ans.
Décidé le 17 mars, le confinement a conduit le Président à repousser l’examen des réformes, la priorité devant être donnée à la protection de l’économie et des salariés contre la pandémie qui commençait à s’étendre.


Peut-elle rebondir ?
Le Président a dit qu’il ne l’abandonnait pas, mais peut-être pensait- il qu’il la reprendrait dans son programme pour l’élection présidentielle de 2022 si, bien sûr il se
représentait, ce qui semble assez probable. Les organisations syndicales n’ont aucune intention de laisser le débat se rouvrir et il faut bien reconnaître que, pandémie aidant, la situation est encore moins favorable qu’en 2020.
La seule exception provient de Bruno Le Maire qui aimerait que l’on regarde la question du déficit qui s’est encore creusé et il est rejoint par les voix qui prônent une
réflexion sur l’âge de la retraite. Il faut rappeler ici que des trois paramètres identifiés par le COR pour équilibrer le système de retraite
- le taux de cotisation, le niveau des retraites et l’âge de départ - ce dernier apporterait une amélioration rapide, les deux autres se heurtant à l’opposition farouche
des syndicats, des retraités et des entreprises. La probabilité d’un rebond à court terme est, disons,improbable.

Faut-il se résigner ?
Ce serait, pour nous retraités, renoncer à notre intention de proposer à nos enfants et petits-enfants un régime de retraite simple et clair, leur permettant d’accumuler des droits quels que soient les chemins de leur carrière professionnelle, lesquels seront encore plus divers que ceux que nous avons
connus. Mais il serait irresponsable de sombrer dans l’extrémisme et il se peut qu’en attendant des circonstances plus favorables, des aménagements de la situation actuelle puissent intervenir.
Dans cet esprit, la CFR a identifié quelques sujets sur lesquels des discussions pourraient reprendre :
• Unification des régimes de réversion: L’article 46 du projet de loi proposait une telle unification avec, entre autres choses, ouverture du droit à 55 ans et pas de condition de ressources. D’autres dispositions de cet article sont discutables, mais il pourrait servir de point de départ.
• Calcul de la durée d’assurance : Les modalités varient d’un régime à l’autre. Une simplification serait bienvenue.
• Majorations de durée d’assurance et de pension pour enfants : Là aussi, les règles varient et l’harmonisation éliminerait de nombreuses interrogations et récriminations.
• Clarifier retraite progressive et cumul emploi/retraite : Ce pourrait être un moyen de sortir des blocages rencontrés lorsqu’il est question de l’âge de retraite :
62 ? 64 ? Autre ? Aucun ?

La retraite : plus de 20 ans de la vie
Par le fait d’un âge précoce de départ en retraite et d’une bonne espérance de vie, la durée de la retraite en France est supérieure à 20 ans – et même 25 ans selon une étude de l’OCDE de 2017. C’est un bien commun qui est malheureusement entaché de nombreuses différences et inégalités.

Œuvrons pour que nos enfants n’en souffrent pas.
Christian Bourreau

Article extrait du Courrier des Retraités n° 60

Gare aux gelées tardives

Gare aux gelées tardives

Les beaux jours reviennent et depuis quelques jours le Printemps a sonné annonçant l’augmentation du Jour et la réduction consécutive de la Nuit.
Puisse cet épisode astronomique, auquel nous ne pouvons rien, augurer un réveil de même nature de notre vie sociale qui, lui, dépend largement de nous.

Car cette pandémie a véritablement plongé notre vie sociale dans une nuit dont nous ne parvenons pas à voir la fin.

Les plus fragiles, isolés et malades, ont payé un large tribut et n’ont pu, trop souvent, bénéficier de la présence de leurs proches pour les accompagner pendant la dernière période de leur vie. Ces proches, eux-mêmes isolés, ont ressenti douloureusement ces interdictions qui leur étaient imposées avec les conséquences psychologiques inévitables.

Pour tous, la vie sociale s’est rétrécie. Dîners familiaux ou entre amis, cinéma, théâtre, musées, voyages se sont raréfiés, ou ont été supprimés, ou contraints à des règles de jauge leur faisant perdre le plaisir qui en est normalement attendu. Les rencontres et réunions ont fait place à des face-à-face avec un écran. La fermeture des écoles a ramené les enfants à la maison et il a fallu leur faire la classe. Déjà occupés par le télétravail, les parents ont connu des moments difficiles, surtout dans le cas de logements modestes.

Les écoliers, collégiens, lycéens, étudiants, même s’ils ont été relativement épargnés par la maladie, ne sortent pas indemnes de cette période qui est le moment de l’apprentissage, intellectuel et social : perte du contact avec les professeurs, difficulté à nouer ces relations entre jeunes qui les structurent et constituent un réseau d’amis qui se maintient souvent dans la vie.

Les conséquences sur la vie économique ont creusé les écarts et appauvri encore les plus modestes et les plus précaires. Elles ont aussi amputé la production nationale, creusé le déficit public et fait progresser la dette de quelque 20 points de PIB.

Certes, le virus est toujours là, enrichi d’une famille de variants il continue de causer maladies et décès, mais nous avons maintenant des masques et des tests et très majoritairement nous nous sommes résignés à pratiquer les mesures de distanciation. Surtout, la vaccination a commencé et devrait s’accélérer, diminuant déjà les taux de morbidité et de mortalité des EHPAD. A nous de jouer !

Et si nous commencions par changer la couleur de notre regard ? L’Humanité a connu de nombreux épisodes dramatiques. Elle y a non seulement survécu, mais trouvé l’énergie pour s’adapter, définir de nouvelles manières de vivre et poursuivre son développement. Ce ne fut pas facile, mais souvenons-nous, la France, encouragée à “relever les manches pour se rebâtir” a connu après la seconde guerre mondiale une période de forte croissance qui a permis de dessiner ce “monde d’avant” dont nous avons du mal à accepter qu’il soit révolu.

Le confinement a exacerbé les tensions à l’intérieur du milieu familial et la perspective d’une ouverture est vue avec espoir mais l’impatience risque de conduire à des attitudes imprudentes encouragées par la publication d’annonces ou de statistiques mettant en évidence que des améliorations se dessinent. Cependant celles-ci risquent d’être d’abord ténues et limitées à certaines régions ou secteurs, entraînant l’incompréhension, voire la colère, des non-bénéficiaires qui pourraient dès lors se sentir autorisés à s’affranchir des règles.

Le télétravail a permis à beaucoup d’économiser sur leur temps de transport et certains voient favorablement la possibilité de le pérenniser et fondent sur cette hypothèse des projets de choisir une résidence plus lointaine, mais plus agréable et moins coûteuse. D’autres à l’inverse regrettent l’éloignement de la communauté de travail et sont impatients de retrouver physiquement leurs collègues.

Avec le Printemps, les arbres bourgeonnent, mais les agriculteurs s’inquiètent lorsque les fleurs se développent précocement car ils savent qu’une gelée peut toujours survenir renvoyant à plus tard la récolte espérée des fruits.

Restons prudents !

Christian Bourreau                                                                                       Pierre Conti

 


 

Sachons triompher de nos contradictions

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